15 décembre 2009
Chrismas tree
Tous les ans, chez moi, c'est la même chanson : je me dis que non, cette année je n'achèterai pas de sapin mais que je ferai un sapin CONCEPTUEL (lesdits concepts changeant d'une année à l'autre...) mais au final, je cède toujours à "l'appel de la forêt" parce qu'un sapin c'est joli, "ça fait Noël", que les petits enfants ils aiment bien les sapins, et qu'en matière d'artifice pour magnifier cette période pas chérie chérie de mon coeur, un sapin c'est bien le moins que je puisse faire.
Cette année, sapin Nordmann (mais qui sent bon comme l'épicéa, ce qui n'est pourtant pas le cas habituellement, allez savoir pourquoi ?), fushia, blanc et transparent, une discrète guirlande scintillante et c'est Tino Rossi soi-même qui s'installe à la maison !!...Et chez vous, c'est comment ?
08 juin 2009
Nous y sommes de Fred Vargas
" Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf-Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore. " Fred Vargas, texte écrit en soutien à Europe Ecologie, 2008
Texte lu ce matin chez Tods2tods.
10 février 2009
Happy Birthday my blog... en retard !
C'est tout moi, ça...rater l'anniversaire de son blog ! Je me disais bien que ça devait être en février ou mars, qu'il fallait que je regarde...et voilà, c'est chose faite, mon premier billet date du 5 février 2008. Un peu curieuse, au début, de cette envie née de mes longues balades sur les blogs des unes et des autres (je crois que le premier blog, à l'exception de celui de Deedee que je connaissais depuis bien plus longtemps que je ne surfais sur le net..., qui m'a donné l'envie de filer de blog en blog, d'admirer le talent, les idées, les envies de vous toutes et puis, tiens pourquoi pas moi, est celui des 4 rats. Un soir, je cherchais des "trucs de coututre", et son blog est sorti sur google...Forcément, le lendemain, je suis repartie dans la blogo, j'ai découvert JCA'S et là, j'étais perdue...). Après quelques semaines de visites, Les Boots bleues était en ligne.
Si au début, j'ai regardé mon blog, un peu du coin de l'oeil, un peu de haut, aujourd'hui, je l'aime vraiment bien et je m'y suis attachée. Tout comme je me suis "attachée" au blog des unes et des autres que je surveille chaque jour grâce à mon reader de blogs (eh oui, j'y suis passée en janvier mais ...bof. C'est sûr, que ma lecture des 150 blogs est largement facilitée mais j'aimais bien arriver d'un clic dans l'univers des unes et des autres, au hasard de mon menu favoris...j'avais toute la page, les belles photos, la jolie bannière sous les yeux, et tout et tout...Vous faites comment vous ?).
Allez, histoire d'illustrer ce billet, je vous mets une petite photo qui n'a rien à voir avec tout ça !
Pêché mignon !
15 septembre 2008
Le tour du dimanche matin au Monop'
Parmi mes "institutions familiales", il y a le tour au Monop' du dimanche matin. Juste après la grasse mat' (lorsque Poupée Jolie nous laisse dormir plus tard que 8h00 du matin ou mieux lorsqu'elle dort chez sa grand-mère) et avant la brocante, le déjeuner gourmand, le bricolage, la sieste dans le jardin ou le feu de cheminée...Bref, un saut dans ce tout petit endroit (on est loin de celui des Ternes pour vous situer), histoire de s'assurer qu'auncun indispensable ne va nous manquer tout au long de cette journée différente des autres (où les magasins seront fermés pendant deux jours pour certains !) et au passage, évidemment on jette un coup d'oeil au rayon vêtements pour les enfants ou les grands, aux bijoux, aux crèmes ou aux accessoires...Et des indispensables, on en trouve toujours !
30 juillet 2008
Jolies pièces
Précédemment, je me suis moquée de nos robes-à-smocks-de-quand-on-était-petites-ma-soeur-et-moi (voir plus bas). Mais dans ma malle aux presque trésors, j'ai quand même trouvé quelques jolies pièces dont ce petit manteau gris so mimi (surtout porté un peu décalé) et ces gants en cuir fauve boutonné. Un must have venu dont ne sait où, jamais vu portés sur aucune photo de famille (c'est à n'y rien comprendre). Avec le bonnet de laine breton, la voilà relookée pour cet hiver. Reste une seconde malle à explorer prochainement, je vous tiendrai au courant en cas de trouvailles de taille...
25 juillet 2008
En v'là du smocks, en v'là...!
Hier matin, je me suis réveillée en me disant qu'il serait peut-être temps d'aller regarder parmi les jouets que maman avait gardé de quand-ma-soeur-et-moi-on- était-petite, pour voir ce que je pourrais prêter (noter bien, pas donner) à Poupée Jolie avant qu'elle ne soit trop grande...Je pensais tout d'abord à notre cabane en tissu et structure de bois qui était notre adorable maison à nous (avec porte d'entrée et fenêtre s'ouvrant façon roulotté de toile de tente...Vous voyez ? Sur la nôtre, il y avait même des géraniums dessinés au bas des murs de la maison...So chic!). Bon, ladite cabane n'a finalement pas fait partie des jouets soigneusement conservés. Par contre, j'ai trouvé nos deux purs landaus bleu marine de nurse anglaise et une poupée qui a des trous trous sur la tête pour que ses cheveux sortent de son crâne ! Et la Poupée Jolie, elle est ravie de ces trouvailles, elle arpente fièrement (à peine moins que Mary Poppins) le jardin en poussant son landau (qui sent légèrement le renfermé, mais après un été dehors, cela devrait s'arranger...si vous avez des tuyaus sur comment enlever cette odeur tenace, n'hésitez pas à me laisser un com').
Mais, et là ce message s'adresse plus particulièrement à soeur chérie...j'ai également ramené à la maison l'une des malles contenant nos habits de quand-nous-étions-petites et jusque là, je me disais que tu en rajoutais un peu avec "le traumatisme de le robe à smocks" que l'on aurait selon toi portée quasi nuit et jour, et ce jusqu'à nos douze ans révolus...N'ayant pas un souvenir aussi vif que le tien de ces robes tant portées, si haïes (mais bonne nouvelle pas du tout abîmées, eh !eh !), j'avais mis ça sur le compte d'une petite exagération d'adolescente rebelle. Aujourd'hui, je viens humblement te demander pardon de m'être ainsi moqué de toi...car en déballant les habits de cette malle, les bras m'en sont tombés devant la floppée de robes à smocks (bleues, roses, jaunes, vertes et blanches) que nous avions...Je n'en finissais pas de les sortir, et c'est vrai que certaines sont en taille douze ans ! Après avoir fait remarqué à mère (éperdue de nostalgie et d'émerveillement devant la beauté des robes dont certaines-qu'on se le dise-viennent d'une boutique de Paris qui "habillait des princesses"-vrai de vrai!, à voir si lesdites princesses ont les mêmes séquelles que nous, hein?) l'étendue des dégâts, je n'ai obtenu comme commentaire que "mais c'était la mode" ! Je ne sais pas pour toi, mais moi j'ai quelques souvenirs précis de copines habillées "à la mode" mais sans smocks...
Alors, soeur chérie, je voulais te dire que si le baby à venir est une fille, les robes sont lavées et repassées. Et pour le fun, quelques photos...
Mais, rassure-toi, j'ai aussi trouvé quelques purs vêtements et pièces vintage qui pètent la classe et la branchitude que je te montrerai dans un prochain post...










